Adieu CSP, bonjour l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques
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Pour tous ceux qui n'ont jamais compris quel était le rôle du Conseil supérieur de la Pêche, c'est plutôt une bonne nouvelle, puisque l'organisme crée à la fin des années 1950, censé à l'époque apporter des solutions techniques viables pour la défense des milieux aquatiques et de la pêche, tire sa révérence.
Souvent incomprises par les pêcheurs et par le monde associatif, les missions du CSP sont restées en marge des attentes du monde de la pêche. À cela une raison évidente : un mode de fonctionnement partagé entre les agents de terrain (souvent très compétents), gardes, techniciens, ingénieurs, et les dirigeants, purs produits d'un système administratif inadapté aux missions qui leur sont confiées. Bon nombre de directeurs de délégations régionales sont, au mieux, issus du monde administratif de la chasse ou de la forêt, au pire de l'agriculture. Incompréhension entre personnels du même service, divergences de compétences et d'écoles ont abouti au constat que l'on connaît aujourd'hui, c'est-à-dire une érosion continuelle du nombre de taxes piscicoles, dont le nombre est passé de plus de trois millions en 1980 à 1,4 million en 2003. À la décharge de cet organisme
à vocation écologique, il n'est pas toujours évident de défendre les milieux aquatiques et de répondre aux attentes des pêcheurs, qui, le plus souvent, ont du mal à faire le rapprochement entre les deux activités. De surcroît, il faut bien reconnaître que l'Union nationale pour la pêche en France, a parallèlement tiré la pêche vers le bas, en s'évertuant à préserver son côté populaire, ce qui partait d'un bon sentiment, mais qui sur le long terme doit - qu'on le veuille ou non - être reconnu comme un échec. L'Office national de l'eau et des milieux aquatiques aura donc du pain sur la planche, mais devra, tout comme le CSP, faire avec les règles imposées par l'administration et avec le monde des pêcheurs, prêt à tout tenter pour vendre des cartes pour éviter le pire.
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