La pêche en réservoir (1ère partie)

Technique peche reservoir

Le parent pauvre de la pêche à la mouche en rivière fait de plus en plus d’adeptes et de bons spécialistes qui s’inspirent des techniques spécifiques anglaises. Beaucoup plus riche et complexe qu’on peut le penser, la pêche en réservoir est une science, qui ne demande pas moins de deux Petite Classe pour en faire le tour. Cette première partie est consacrée aux origines, à l’évolution de cette pêche qui Outre-Manche est un sport national et au matériel. La seconde partie traitera du comportement des truites en plan d’eau, des stratégies à adopter en fonction de la saison, des astuces des grands champions pour multiplier les touches et des erreurs à ne pas commettre pour éviter la casse ou les refus.

Inconnue en France avant le début des années 1980, la pêche en réservoir nous vient d’Angleterre. Outre-Manche, les rivières à truite ou à ombre sont très privatisées et la pêche très onéreuse. Le commun des moucheurs anglais pêche donc en lacs. L’origine des réservoirs anglais est essentiellement liée aux réserves d’eau potable. Il s’agit de très grands lacs artificiels de plusieurs milliers d’hectares. Rutland, dans le comté du même nom, impose sa surface de 10,86 km2 qui fait de lui le second plus grand lac du Royaume-Uni. Pour aborder de telles étendues en barque équipée d’une moteur 5 cv, il faut d’abord être suffisamment marin pour affronter une houle parfois effrayante et disposer d’un minimum de feeling pour trouver les poissons ! En France, le premier réservoir fut le Lac du Château à Vert-en Drouais à côté de Dreux, suivi quelques années plus tard du lac de Trept en Isère. Hormis le lac du Drennec dans le Finistère (AAPPMA de l’Elorn) et ses 110 ha, le plus grand réservoir français fut longtemps le lac de la Landie dans le Puyde- Dôme et ses 37 ha. Triste nouvelle pour les habitués de ce très beau lac, il vient d’être vendu et les nouveaux propriétaires ne souhaitent pas continuer à développer la pêche. Quel dommage car l’endroit a un charme fou et offrait la possibilité de pouvoir pêcher en dérive. La plupart des autres réservoirs français mesurent généralement moins de dix hectares. Certains sites proposent même sous l’appellation réservoir des “baquets” de forme étendue creusés à la pelleteuse pour ressembler à de fausses rivières. Il s’agit plus de pêcheries que de réservoirs car les techniques, tout comme l’inutilité de l’embarcation les différencie.

3.1. Pêche à l’anglaise ou à la française ?

La pêche en réservoir en Angleterre est une science, pas forcément exacte, mais très pointue. Elle s’apparente beaucoup à la pêche des “lough” irlandais comme le Corrib ou le Mask, autres grandes étendues où, dans le vent glacial et la houle formée, il faut vraiment aimer la pêche pour y passer une semaine !

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