Initiation à la pêche à la nymphe au fil

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La pêche à la nymphe dite “au fil” regroupe toutes les techniques de pêche à la nymphe pratiquées dans des eaux dont l’insuffisante clarté ne permet pas de voir les poissons pour les pêcher à vue. Il va sans dire que ces eaux sont largement majoritaires tant en France que dans le monde. Cela concerne généralement tous les massifs granitiques aux fonds sombres comme notre Massif Central, la Bretagne mais aussi l’ensemble des eaux de Scandinavie et des Iles Britanniques !

1.1 Le principe au commencement était la roulette.

La pêche à la nymphe au fil est sans doute la pêche à la mouche la plus pratiquée en Europe. Historiquement, les pays de l’Est ont été les premiers à se spécialiser dans cette pêche qui ressemble dans certains cas à s’y méprendre à de la pêche au toc. En France, c’est Victor Borlandelli qui en révéla l’existence à travers un article publié dans La Pêche et les Poissons au début des années 1980, intitulé La pêche à la roulette. Cet article dévoilait une technique jusqu’alors inconnue des pêcheurs à la mouche français mais dont Jean-Michel Radix connaissait toutes les ficelles. La pêche à la roulette concerne tout autant la technique que le modèle de nymphe spécifique, très hydrodynamique, mis au point par Radix. La roulette est donc une nymphe censée rouler sur le fond. En pratique, ce n’est pas toujours le cas, mais la pêche se déroule le plus souvent en profondeur dans les veines de courant. C’est une pêche à courte distance, cinq à six mètres au maximum qui se déroule canne haute pour soutenir le bas de ligne et déceler les touches. On voit pointer ici un lien avec le fil, celui du bas de ligne qui sert alors de repère. L’expression pêche “au fil” vient donc du fait que les nombreuses variantes que compte cette technique ont toutes recours au bas de ligne pour déceler les touches. Les fils colorés, fluorescents, sont alors très utilisés pour servir de repère. On associe généralement deux teintes, une claire (généralement le jaune) et une plus foncée (l’orange ou le rose) pour pouvoir distinguer ce repère que le fond soit clair ou sombre.

1. 2 La pêche fil soutenu.

Il s’agit toujours d’une technique très proche de la pêche à la roulette. Le temps n’a eu que peu d’emprise sur cette technique. Seules les nymphes, avec l’arrivée de lests en tungstène on connu une métamorphose. La pêche fil soutenu, canne haute est pratiquée dans les veines de courants marquées, où la nymphe n’a que quelques secondes pour trouver sa place et que quelques mètres de dérive pour séduire un poisson. L’action de pêche se déroule en trois phases (elles avaient été décrites avec talent par Yannick Rivière dans le DVD que nous avons réalisé avec lui sur l’Aude). Cette pêche se déroule franchement vers l’amont mais à courte distance. La phase n°1 consiste à poser et à laisser couler la nymphe, qui n’a que deux ou trois mètres pour atteindre sa profondeur de pêche. La canne tenue haute accompagne cette descente sans jamais brider la nymphe. Ni la soie, ni le bas de ligne sont posés sur l’eau. Le bas de ligne est légèrement détendu pour permettre à la nymphe de couler librement. La phase 2 commence par une prise de contact du fil, toujours sans faire remonter la nymphe. C’est sur cette phase que la majorité des touches ont lieu. L’indicateur de touche en fil coloré doit se situer verticalement juste au dessus de la surface et si possible juste au dessus de la nymphe. C’est pourquoi il faut toujours poser son bas de ligne dans la même micro veine de courant que celle où se situe la nymphe. C’est le grand secret de cette technique. Plus l’ensemble nymphe, pointe, repère est aligné, plus la nymphe

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