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Pêche en mer
1 - Pêcher toute l’année en Méditerranée

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Le 11/04/2011

Part 1 : Pêcher toute l’année en Méditerranée

Pêche en mer
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Conséquence inattendue du réchauffement climatique, la Méditerranée voit sa population changer. On y observe depuis quelques années toutes sortes de poissons tropicaux que les pêcheurs sont bien contents de trouver à portée de TGV quand il fallait des heures d’avion et toutes sortes de certificats de vaccination pour espérer en capturer.


Par Vincent Lalu


Vincent Palun est un guide de pêche heureux. La climatologie lui permet de concilier deux rêves : pêcher la mer de son enfance et y attraper des poissons tout droit sortis de ses rêves caraïbes. Vincent pêche la baie du Lavandou depuis l’âge de 7 ans. Il en connaît tous les cailloux, les plateaux, les cassants, il sait où passe le poisson et quand il passe. La seule différence est que les poissons de son enfance ont grandi avec lui. Et la baie a accueilli pas mal d’immigrés : des barracudas, des maquereaux espagnols, des daurades coryphènes qui, en rejoignant les effectifs du bétail local (pagres, dentis, loups, sérioles, pélamides, bonitous, daurades royales et grisets, sabres et pageots), ont fait de cette destination de pêche une alternative de plus en plus crédible aux Bijagos et autres Nouadhibou. La zone de pêche entre et autour des îles d’Or et le Lavandou est à peu près aussi accidentée que le sont ces fameuses Préalpes du Sud dont elles sont la prolongation immergée. Ainsi les différences de niveau entre le cap Nègre et la pointe est du Levant dépassent parfois les 400 mètres, avec des dénivelés correspondant exactement à ceux que propose l’arrière-pays de la montagne des Maures.


Bien les explorer n’est pas donné au premier venu, avec ou sans sondeur. Les courants, les mouvements de la mer font que le poisson y a ses habitudes qu’il faut connaître pour éviter de chercher une aiguille dans une botte de foin, ce qui peut au bout d’un moment devenir lassant, surtout si l’on pêche au jig. D’où le recours à un guide de pêche, activité que Vincent Palun a commencé d’exercer il y a quelques mois seulement (après avoir travaillé dans une voilerie et avoir été responsable de magasin chez un détaillant d’articles de pêche). Il opère avec un Cap Camarat de 6,95 m équipé d’un 150 cv Yamaha quatre temps, bateau efficace pour pêcher en traîne lente (à moins de deux noeuds à l’heure), et une centrale de navigation (sondeur, GPS, carte) qui lui permet de retrouver facilement circuits et tenues du poisson. L’autre avantage de cet équipement étant qu’il permet de pêcher presque toute l’année. “Il n’y a en fait que février et mars qui sont des mois off, explique Vincent, j’en profite pour les réparations et l’entretien du bateau. Pour le reste de l’année, chaque mois a sa pêche et c’est bien agréable de varier les techniques, et donc les plaisirs…” Alors, pour les lecteurs de Pêches sportives, voici un petit échéancier des rendez-vous annuels avec les poissons du Lavandou.

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